- Réaffirmation de soi -
- Jean-Jacques

- 15 janv.
- 2 min de lecture
Non mais qu’est-ce que vous croyez ? Vous imaginez que je vais me laisser faire comme ça éternellement ? Bien sûr que j’ai changé, j’ai grandi, j’ai beaucoup appris de mes erreurs. Vous ne me voyez pas comme je suis vraiment !

C’est ce que mon corps a envie de crier et parfois avec force et violence, lui aussi il souhaite pouvoir s’exprimer, ruer dans les brancards faire face aux incohérences et aux injustices et pourtant, en entrant dans cette nouvelle année, je choisis de me réaffirmer calmement, sans fracas, mais avec conviction.
J’ai traversé des moments difficiles, certains plus douloureux que d’autres, mais la perte de mes parents, par exemple, est une épreuve qui laisse une trace durable. Leur absence a bouleversé mes repères, mais elle m’a aussi appris la valeur du temps, de la transmission et de la simplicité des liens vrais. Aujourd’hui, je ne cherche plus à combler ce vide ni à le nier. Je reconnais qu’il fait partie de moi, sans qu’il définisse l’homme que je deviens. Je choisis de transformer cette perte en force tranquille, en attention plus juste portée à ceux qui sont là.
Heureusement, cette année passée a aussi connu des moments de joie, de petites victoires qui vous réchauffent le cœur. Des moments de partage, des retrouvailles, des liens qui deviennent plus forts, des envies, des idées nouvelles, des projets qui verront certainement le jour, prochainement.
Alors, cette année, je m’engage à être fidèle à moi-même. À écouter ce que je ressens, à respecter mes limites et à ne plus me juger avec dureté. Je n’ai pas besoin d’être parfait pour être légitime. Je veux avancer avec cohérence, en alignant mes actes avec mes valeurs, en assumant mes responsabilités sans m’oublier. Être fort, pour moi, signifie désormais être stable, fiable et sincère.
Je veux être un père présent quand ses enfants ont besoin de lui, même si parfois j’aurais besoin d’un peu plus de leur présence. Partager un peu plus de moments avec ces enfants qui grandissent trop vite et qui vivent désormais leur vie. Même les plus petits finissent par grandir, la dernière a 16 ans. 16 ans ! Hier encore, c’était ma toute petite fille.
En tant que compagnon, je choisis de cultiver le dialogue, la patience et la complicité. Je veux continuer à construire une relation vivante, où chacun peut évoluer sans crainte, où l’amour se nourrit de confiance et de respect mutuel. Je m’engage à être attentif, disponible et honnête, même lorsque c’est inconfortable.
Pour cette nouvelle année, je me donne le droit d’avancer à mon rythme. Je n’ai rien à prouver, seulement à construire. Je choisis la clarté plutôt que la confusion, la constance plutôt que la précipitation, et la présence plutôt que la dispersion. Je regarde l’avenir avec lucidité, mais aussi avec confiance, convaincu que chaque pas posé en conscience est déjà une victoire.
Jean-Jacques Laduron



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