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- Assez -


L'assez. / Du type aux cheveux de beurre et de son pote déviant Asperger /

Des missiles qui sortent de leur torpeur. Et titillent ce qui devait être un monde meilleur. /


Lassé! De déplacer une montagne, alors qu'autour de moi, tout stagne.

C'est la première fois, que je pose l'arme du combat.

C'est la / dernière fois que je retiens une larme pour ça


Car, - tout vacille vite que la terre fait un tour

Sans ne laisser aucun pot pour tourner autour

Si rapide, qu'on descend en canoë sur un torrent de velours

C'est la 4 saisons de Vivalvite, sans face B au 33 tours.


Alors, je stoppe ma caisse et je libère les chevaux

Qu'ils trouvent un pâturage où on entend les oiseaux

Je marche sur le beau-côté de la route

En longeant le fossé qui m'éloigne de mes doutes


Parce que, quand ça s'arrête, tout démarre

Et ne dit-on pas qu'il n'y pas d'arrêtes dans le caviar ?


Je prends l'avion de mon téléphone pour partir en voyage

Plus rien ne me notifie ... et au début c'est bizarre

Puis peu à peu, je commence à me réveiller

Tiens, ce sur quoi marche, ... ce sont des pieds !

Et ce qui me permet de respirer, ... c'est mon nez !

Je redécouvre à nouveau l'encyclopédie de mon anatomie.


A force de marcher, le paysage vient à changer.

Le béton remplace peu à peu les haies et les prés.

La publicité m'assaille et ma poche se met à vibrer.

Ça doit être les amis de l'horrible mèche dorée


Je m'arrête et transpire puis décide de m'envoyer valser

Et entre deux pas, de me déshabiller

Je m'habille moi-même, c'est devenu singulier

Je ferme les yeux, et j'en ai plus rien à cirer


Jérôme Dumont

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