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- Zone de confort -

30 sept.
2 min de lecture

Je suis de ces personnes qui ont besoin d’anticiper tous les possibles, pour être préparée à ce qui se passera et ne pas être surprise sur le moment.


A posteriori et après des années de pratique, je peux vous dire que la torture de cerveau qui précède ce moment est plutôt anxiogène et ce qui se passe réellement ne fait pas toujours partie des scénarios envisagés.


Les situations anticipées sont souvent des situations d’interaction sociales incertaines : aborder un sujet qui fait polémique avec une personne qui ne pense pas comme moi, attendre la réponse à un mail de réclamation, contacter un service client suite à un achat décevant. Je m’arrête là, je pense que vous avez saisi le principe.


Anticiper la réaction de l’autre est tout bonnement impossible car il s’agit d’un humain, avec tout ce que cela comporte de libre arbitre, de bons et mauvais jours, d'habitudes plus ou moins ancrées.


Mais ça n’a jamais empêché le cheval sauvage qu’est mon cerveau d'élaborer mille et un scénarios, tâche particulièrement chronophage.



Et ce temps passé à trop penser est du temps perdu à tout jamais. Sans m’en rendre compte, cette vigilance envers les autres avait fini par prendre toute la place, la mienne y compris.


Et puis un jour la vie m’a forcée à faire un break, un vrai. Cette pause non choisie m’a grandement aidée à calmer ce réflexe. Cette sortie de mon quotidien routinier m’a permis de me rendre compte que ce que je croyais être ma zone de confort ne l’était pas tant que ça.


J’ai besoin de prendre du temps pour moi, pour recharger mes batteries : me reposer, être au calme, reprendre le temps de lire tous les jours…


Prendre ce temps pour moi me permet d’être moins anxieuse quand un imprévu se produit (et la vie en est remplie !). Je n’arrive pas encore à appliquer totalement l’idée que certaines choses dépendent de moi, d’autres pas, et que je dois lâcher prise sur celles-là. Mais un pas après l’autre, j’arrive à m’en détacher doucement. Parfois, le cheval sauvage s’apaise et ça fait du bien !


Pascale Danze

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