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TEATIME
"Juste à temps"
Un thème proposé par l'équipe Teatime
Octobre 2026


- Zone de confort -
Dans l’administration de cette ville Les yeux de la mollesse se cachent sous une frange Avec hâte, chaque employé lambine C’est une fausse effervescence Voici une vraie ruche où un complot s’érige Contre la reine Madame Productivité L’un défait ce que l’autre fait L’autre valide un dossier gelé Quiconque au guichet sera vite dupé Se prendra de pitié pour ces abeilles esseulées L’essaim regroupe les individualités Qui du lundi au vendredi feignent la vitalité Dans les salles d
Jérôme
il y a 5 jours


- Zone de confort -
Je suis de ces personnes qui ont besoin d’anticiper tous les possibles, pour être préparée à ce qui se passera et ne pas être surprise sur le moment. A posteriori et après des années de pratique, je peux vous dire que la torture de cerveau qui précède ce moment est plutôt anxiogène et ce qui se passe réellement ne fait pas toujours partie des scénarios envisagés. Les situations anticipées sont souvent des situations d’interaction sociales incertaines : aborder un sujet qui fa

Pascale
30 sept.


- Drame de placard -
Depuis longtemps déjà, tu as ton chausson, posé là, jamais bien loin de toi. Prêt à être enfilé pour te réchauffer et te câliner. Tu sais qu’il est là, qu’il t’attendra. Rassurant, chaleureux… La maison, à portée de pied. Puis un jour, au détour d’une séance de shopping, Tu la vois. ELLE. Tu l'admires et tu sais que c’est une folie. La raison darde sur tes rêves des yeux moralisateurs et tu continues ton chemin. Mais elle hante ton esprit et ton corps fait demi-tour. Tu f

Alizé
14 sept.


- Genèse et papillon -
La genèse est certainement au papillon tout ce qui est sa ‘’période chenille’’, moment de sa vie qui consiste donc à manger, emmagasiner un maximum d’énergie pour la chrysalide. Le papillon est alors à la genèse l’espoir indubitable d’un futur, lointain certes, mais immaculé et rayonnant. Bon. Me lance-je dans l’allégorie de l’accomplissement de soi et de notre épanouissement personnel ? En gonflant les rangs des idéaux qui promeuvent le bonheur final d’atteindre sa propre ve

Colombine
1 sept.


- Genèse et papillon -
Dans cette maison chaleureuse, Simon et Sandrine s’affairaient : un dernier coup de peinture sur le mur, terminant une magnifique fresque représentant un paysage forestier. Un lapin au style enfantin traversait le sentier. Un peu plus loin on pouvait apercevoir un ruisseau dans lequel buvait un chevreuil. Une douce lumière de printemps filtrait à travers la fenêtre délicatement ornée d’un rideau en tulle et d’un store occultant, relevé pour laisser entrer le plus possible la

Pascale
31 août


- Pour toujours et à jamais -
Sans cesse ballotée, je vole aux détours Où es-tu mon amour ? L’éclat de tes ailes blanches à toi me ramène Le menuet s’impose Deux éphémères, passionnés, dont les heures sont comptées Tu me préfères la lavande, la verveine est mon lit. Sous tes antennes, je le vois. Tu ris. Démon de papier, tu joues et voles à mon cœur L’impatiente folie de survivre à ta candeur. Le jour s’achève bientôt et avec lui L’espoir déjà bercé de mélancolie Notre fin est proche, nos yeux se ferm

Alizé
26 août


- Genèse et papillon -
Bonjour, moi c’est numéro 652 Bonjour numéro 652 [en chœur] Je… Oh, que c’est dur… Allez 652 ! Va-z-y 652 ! Courage ! Je viens ici pour la première fois, sur recommandation de mon soigneur d’âme. J’ai toujours été oisive. Fainéante, vous me direz. Pourtant, je vous l’assure, je ne fais pas rien. Dis-nous tout, numéro 652 ! A vrai dire, je contemple. Je rêvasse, vous me direz. C’est pourtant plus que cela. Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous réalisez et des émotions
Jérôme
26 août


- Renaissance -
Dans ce monde pas toujours joli se trouve un pays d’une grande beauté, l’Italie. Dans ce pays d’une grande beauté se trouve une ville plus belle encore, Florence. Le Berceau de la Renaissance. Et dans ce Berceau de la Renaissance dort un beau gros bébé : Le David de Michel-Ange. THE David de THE Michel-Ange. Pardon, il ne dort pas du tout évidemment. On ne pourrait d’ailleurs pas être plus debout qu’il ne l’est. Au bout de la Galleria d’ell’Accademia, il s’élève de toute sa h

Colombine
19 juil.


- Renaissance -
- Mais non, Jeanfi, c’est vraiment toi ? Alors là, je ne reviens pas ! Mon voisin de palier. Jeanfi, la pire ordure que je n’avais jamais rencontrée ! Malgré sa nouvelle apparence, je parviens à reconnaitre ses mimiques renfrognées. C’est Mister Bean version ronchon. Le râleur de l’immeuble. Celui qui crève tes pneus quand tes soirées dérangent son sommeil. Sous couvert de la loi du Talion. Celui qui ne répond pas à tes bonjours, mais t’insulte quand tu les oublies
Jérôme
19 juil.


- Le pendule -
C'est en traversant la rivière à ses risques et périls Que l'on peut admirer la rive de laquelle on s'exile Amarré au pendule face à moi qui tangue Ces mots résonnent en moi de la tête à la langue Quant à lui, au plus haut de sa courbe trajectoire A la première page du livre de son histoire Il s'élance dans sa course effrénée à la vie A la vue lointaine des paysages qui le stupéfient Le temps passe au même rythme que s'exhument ses peurs Terrées depuis l'aube et qui jaill

Quentin
3 juil.


- Un petit bout d’enfance -
Au sortir du primaire, j’ai perdu de vue tous mes camarades de classe. Je n’étais pas la plus populaire et nous n’avions pas choisi l’école secondaire qui faisait l’unanimité chez les autres. Je ne peux pas dire que j’en ai vraiment souffert, peut-être juste une pointe de nostalgie et encore… J’ai fait d’autres rencontres, croisé d’autres chemins, créer d’autres liens. Plus forts, plus durables, plus profonds. Vingt années ont passées ainsi, avec pour seules nouvelles de mes

Colombine
1 juil.


- le goût de ceux qu’on aime -
Facile ce thème ? Pas tant que ça … Et puis au détour d’un courant d’air de ventilateur judicieusement placé lors de cette canicule, mon cerveau s’est remis à fonctionner et une évidence est apparue ! Je suis une grande gourmande. Mais il y a une chose dont je raffole, ce sont les recettes qui se transmettent de génération en génération, les plats qui ne portent parfois plus uniquement un nom, mais se sont vu agrémentés de celui par qui la recette nous est parvenue : la soupe

Pascale
28 juin


- L'étang des âges -
Comme une bulle précieuse Qui n'éclate pas. Comme une journée lumineuse Qui perdurera. Ici les secondes sont au siècle Ce que le siècle est à l'année. Portant pourtant cette densité L'étang léger s'étend en socle. Sur son tour reposent en poses Les flèches, témoins de sempiternelles épopées. Seules ces cimes célestes osent Percer l'immuable azur sans le toucher. Ici même, sous le manteau boisé Envahissant, depuis des millénaires, Une rajeunissante vallée, Notre rêve vir

Quentin
27 juin


- Pour toi -
Je voudrais t’offrir les grands espaces, le temps qui est long Les livres qu’on dédicace et puis le linge séché au grand air, qui sent bon J’aimerais te montrer les carnets d’amitié et les fleurs des champs Te faire goûter le pain fait maison et les rôtis qui ont cuits lentement Si je pouvais j’arrêterais le temps et je secouerais la machine Je prendrais tout ce qui me plaît d’hier et d’aujourd’hui et puis devine ? Je ne garderais pour toi que ce qui compte, que ce qui lie, q

Alizé
24 juin


- Ré-apprendre à se disputer n°2-
Lettre à mon homme. Puisque, si c’est avec lui que les disputes sont les plus rares, c’est surtout avec lui qu’il est important qu’elles soient les plus douces. Mon amour, Je nous souhaite des disputes gentilles et des conflits légers. Et l’envie furieuse de nous réconcilier au plus vite. Bien sûr nous eûmes des orages… Mais l’amour, la tendresse et le respect surplombent toujours les tempêtes comme le soleil au-dessus des nuages. Pour ça et pour tout le reste, je t’aim

Colombine
29 mai
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