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TEATIME
"Ré-apprendre à se disputer"
Un thème proposé par Rudy Lejeune
Mai 2026


- Ré-apprendre à se disputer n°2-
Lettre à mon homme. Puisque, si c’est avec lui que les disputes sont les plus rares, c’est surtout avec lui qu’il est important qu’elles soient les plus douces. Mon amour, Je nous souhaite des disputes gentilles et des conflits légers. Et l’envie furieuse de nous réconcilier au plus vite. Bien sûr nous eûmes des orages… Mais l’amour, la tendresse et le respect surplombent toujours les tempêtes comme le soleil au-dessus des nuages. Pour ça et pour tout le reste, je t’aim

Colombine
il y a 5 jours


- Ré-apprendre à se disputer -
Alors on va la faire courte. Les gentils se disputent gentiment. Avec respect. Pas que les raisons de leurs conflits soient moins graves, non. Simplement qu’ils font cela comme tout le reste de leurs relations sociales : de manière gentille. Gentille et donc intelligente. Ça donnera un résultat positif qui fait avancer le Schmilblick pour tout le monde. Les cons se disputent comme des cons. Avec violence. Pas que les raisons de leurs conflits soient plus graves, non. Simp

Colombine
il y a 6 jours


- Je t'aime! -
Ce matin, je me réveille avec une impression désagréable. Celle qui noue le ventre, qui tord les tripes, qui fait que je sais que quelque chose de fort s’est passé. Peu à peu je me réveille et les souvenirs sortent du flou de mon sommeil. Maintenant, je sais ! Cette nuit, dans mes rêves, je me suis disputée avec ma sœur. Impossible de ramener du brouillard de la nuit la raison de notre conflit. Mais mon corps sait : on s’est fâchées comme jamais, ce n’était pas une simple br

Pascale
25 mai


- Ré-apprendre à se disputer -
Lâche cela. T’es vraiment pas… Allez, s’il te plait, sinon je vais… Non Françoise, tu recommences ! Tu n’as AU-CU-NE conviction ! Pffffff. Qu’est-ce j'ai fait pour hériter d’une mère pareille ?! Je lorgne vers Alexandre et ne trouve pas ses yeux qui doivent voguer sur une mer agitée d’incrédulité. Chaque vague provoque un ressac mélancolique sur la plage où il se retrouve échoué. Sans doute qu’il doit comme moi se rappeler des fragments d’enfance. Essayer de constituer un puz
Jérôme
4 mai


- Jeu de société -
Y s’est passé un truc ce soir… Pour tout le monde, ce ne serait qu’une anecdote. Mais pour moi, c’est un monde. Si tu veux bien, je vais te faire visiter ce monde. Excuse-moi si je suis franco, j’ai pas fini ma digestion. Quand j’étais petite, j’étais folle. J’étais pas comme les autres. J’avais pas les règles du jeu, pas les codes, je comprenais rien à rien. Les autres s’intégraient facilement, moi j’étais à part. Ils avaient lu les règles du jeu avant que ça commence, pas m

Colombine
30 avr.


- Le matin où tout bascule -
Charlotte ouvrit les yeux avant même que l’alarme ne vibre. Elle resta immobile, la respiration suspendue, comme si son corps avait perçu une fissure invisible dans l’air. À côté d’elle, François dormait encore, tourné vers le bord du lit, les épaules légèrement voûtées, comme s’il cherchait à se protéger d’un froid intérieur. Elle ne savait pas dire ce qui clochait. Seulement que quelque chose avait changé. Elle se redressa lentement, observa la chambre baignée d’une lumière

Jean-Jacques
28 avr.


- Résister à la Culpabilisation -
Une voix d’homme, disons, style Stallone. Et une voix de femme, mettons, Chantal Ladessous… Le point sur la situation ? Oui ma commandante. Je ne vous cache pas que la situation est critique, pour ne pas dire désespérée. Le cerveau est empli à 102 %. Nous ne nous l’expliquons d’ailleurs toujours pas. Les infos rentrent mais l’évacuation semble définitivement bouchée, le transfo est HS. Tout cela empêche même au décodeur de traduire le fond de la pensée. Seigneur, ça doit puer

Colombine
28 avr.


- Faites entrer l'accusé! -
Jonathan, merci de vous présenter à la barre ! Autrefois alliés, mes voiseurines me toisent du haut de l’estrade improvisée. Un bric-à-brac de planches posées sur des bacs de bières. J’essuie le camouflet et m’offre un soupçon de prestance, qui ne trompe personne. Bien entendu. Je suis coupable. Mais qui ne l’est pas ? Mireille, Sylva et Marie-Luce n’avaient pas la vocation d’être juge dès leur plus jeune âge. C’est venu avec le temps, quand leur rythme de vie est passé de la
Jérôme
23 avr.


- Acrostiche -
Chaque jour qui passe, nous nous efforçons d’être ce qu’on attend de nous. Unissant peu du désir personnel et beaucoup d’attente sociétaire, Libérer nos idées et envies de la demande de former un grand tout, Pouvoir enfin sans encombre simplement se satisfaire. Accepter de ne mettre aucune barrière sur nos envies et besoins, Bonheur de l’instant éphémère où notre existence devient centrale. Intérêts décuplés par ces actions qui nous apportent les plus grands soins, Laissant d
Yothann
20 avr.


- Résister à la culpabilisation -
De simples paroles, c’est le début. Rien de plus que des mots échangés. Ils n’ont pas seulement été donnés, non. L’échange est important. Il suppose un geste commun, des regards qui se rejoignent, un contact tacite, des pensées qui s’effleurent. L’imaginaire peut alors entamer sa valse. Ce qui n’est pas dit est interprété, Ce qui est interprété est enivrant. La pensée met un genou à terre, elle tend la main au réel pour l’inviter à vivre ce qui ne peut être. De simples parole
Teatime Blog
10 avr.


- A portée d'âmes"
Réalisation en cuir repoussé et teinté - Loïc Roland
Loïc
30 mars


- A portée d'âmes -
On se croise comme des météores fatigués. Même trottoir, même heure, mêmes poches sous les yeux et pourtant des années-lumière entre nos regards. C’est étrange, cette manière qu’on a de dire « excusez-moi » mais pas « comment tu vas, vraiment ? » On vit côte à côte comme des livres rangés trop serrés sur une étagère : on se touche sans jamais s’ouvrir. À portée d’âmes. Pas à portée de voix, non. La voix, ça traverse les murs. Les âmes, ça demande qu’on baisse un peu le volume
Invité
29 mars


- Ces odeurs qui me ramènent à eux -
Je ne sais pas vous, mais moi une simple odeur peut me transporter dans le passé, dans des souvenirs empreints de nostalgie. Je n’aime pas le café, mais son odeur me ramène à mes 9 ans, en séjour chez mes grands-parents paternels. Avant le petit-déjeuner, le café passait goute à goute dans le percolateur. Cela prenait un certain temps, ça sentait bon dans tout l’appartement, c’était le signe qu’une nouvelle journée commençait. Une tasse pour elle, une tasse pour lui, parfois

Pascale
25 mars


- A portée d'âmes -
Dans la vie, on croise moult êtres humains. La plupart d’entre eux entrent de façon éphémère dans vos vies et d’autres la marquent à tout jamais même si leur passage fut bref, long, positif, négatif… Marquant, tout simplement. Noémie de Saint-Sernin disait : « Les gens se rencontrent, les vrais amis se reconnaissent ». Une phrase qui pour l’amitié me semble correct mais qui je crois s’applique aussi aux âmes. Certaines personnes imprévues déboulent dans votre vie et remet
Yothann
23 mars


- A portée d'âmes -
Quand j’étais petite, je croyais bien des choses qu’on m’avait racontées. Des Barbus qui distribuent des cadeaux en hiver, des Cloches venues de Rome qui en lançaient dans le jardin au printemps, une souris qui rachetait mes dents de lait, ou encore le Petit Jésus qui m’avait puni. J’ai longtemps cru en Dieu aussi. Celui que le hasard de ma naissance m’a donné, celui de l’Eglise catholique. En grandissant, tout cela s’est doucement évaporé. Plus tard, je développais mon espri

Colombine
20 mars


- Première fois -
Les mots s'envolent, le temps se fige et semble nous attendre Tes yeux, béants, se jetant tout entiers dans les miens Le monde n’existe plus. Seuls, face à face, deux êtres Moment volé à l’agitation du quotidien. Nos regards accrochés s’enlacent, moi pudique et Toi, découvrant la mesure qui m’habite Nos souffles sonores soutiennent le rythme de mes sentiments dévoilés L’espace entre nous se charge de chaleur et crépite. Douceur éphémère d’une connexion intense, forte et m

Alizé
16 mars


- En attendant... -
Le démarrage est toujours un peu difficile : au saut du lit, le corps peine ; il faut chaque jour le réhabituer à la vie. Son visage porte encore les plis de la nuit et reste un peu flou, jusqu’à l’après-barbe. Alors, tout propret, il peut enfin se regarder avec indulgence. Une petite tape parfumée sur les joues, un coup de peigne, très rapide, juste pour dire… Voilà, il peut s’attabler pour un moment de gentillesse : café frais passé et tartine de confiture, les yeux perdu
Rose-Marie
11 mars
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