- Renaissance -
- Colombine

- il y a 2 jours
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Dans ce monde pas toujours joli se trouve un pays d’une grande beauté, l’Italie. Dans ce pays d’une grande beauté se trouve une ville plus belle encore, Florence. Le Berceau de la Renaissance. Et dans ce Berceau de la Renaissance dort un beau gros bébé : Le David de Michel-Ange. THE David de THE Michel-Ange.

Pardon, il ne dort pas du tout évidemment. On ne pourrait d’ailleurs pas être plus debout qu’il ne l’est. Au bout de la Galleria d’ell’Accademia, il s’élève de toute sa hauteur depuis plus de 500 ans.
Mon Dieu quelle beauté.
En parlant de Dieu, s’il n’y a qu’une chose que je lui accorde, c’est bien l’inspiration qu’il offre à l’Art. Et s’il ne devait y avoir qu’une œuvre à retenir (mais heureusement, Il nous en garde), ce serait pour ma part sans hésiter celle-ci.
Analyse objective et impartiale.
Si sa posture nonchalante peut faire penser que David est détendu, il se tient en réalité prêt au combat. La plupart de ses représentations se concentrent sur la victoire, triomphante et fière. Michel-Ange choisit de montrer le David juste avant, vulnérable et téméraire. Ou carrément inconscient. Pour ne pas dire suicidaire en fait, on est quand même sur un ado ‘’frêle’’ (Oui, Mimich a sa propre interprétation de la chétivité…) qui s’apprête à se mesurer à un colosse barbare et invincible.
Son regard est concentré, inquiet, avec un soupçon de colère. A moins que ce ne soit de la terreur. Il est pourtant déterminé et plus que jamais sûr de lui, porté par sa foi en Dieu…
Chaque muscle est tendu. Ah les muscles de David… Tout dans le David est réfléchit et parfaitement maitrisé. Michel-Ange a étudié la morphologie, connait son sujet et semble même passionné – oh comme je le comprends. Les anatomistes contemporains n’ont noté qu’une seule erreur chez David : un petit muscle manquant dans le dos. Et ce n’est même pas un oubli de la part du Maître – c’est pas le genre du gars – il justifiait cela par un manque de matière dans le bloc. Il s’est également permis d’autres disgressions à l’œuvre de Dame Nature en jouant avec les dimensions de certains membres à mettre en évidence, par exemple les mains.
J’entends d’ici les cons dire ‘’Gné hé pourquoi qu’il en n’a pas profité pour disproportionner aut’chose ? Si tu vois c’que j’veux dire…’’ en riant bien gras. Hé bien mon grand, vu que l’action de l’œuvre n’est clairement pas à cet endroit, un attribut de sang au repos (non circoncis, because la Grèce antique), semble plus opportun, tu trouves pas ? D’autant que l’gaillard ‘l a plutôt intérêt à concentrer son flux sur un organe plus complexe et utile vu c’qui l’attend, tu vois… Avec toute la tendresse que j’ai pour les cons bien sûr.
J’entends d’ici les cons dire ‘’Gné hé pourquoi qu’il en n’a pas profité pour disproportionner aut’chose ? Si tu vois c’que j’veux dire…’’ en riant bien gras. Hé bien mon grand, vu que l’objectif c’est d’incarner la victoire de l’ingéniosité sur la force brutale, disons que l’gaillard ‘l a plutôt intérêt à concentrer son flux sur un organe plus complexe et utile vu c’qui l’attend, tu vois… L’action de l’œuvre se situant plutôt au niveau du cortex que du coccyx, un attribut de sang au repos (non circoncis, because la Grèce antique), semble plus opportun, tu trouves pas ? Avec toute la tendresse que j’ai pour les cons bien sûr.
Bon, revenons à ce qui importe vraiment… Est-c’qu’on peut parler un instant de son cul ? Son joli petit cul – de (si mes calculs sont bons) tout de même près d’un mètre de large – est un éloge, que dis-je, une ode à la perfection. C’est bien simple : le cul de mon mec, version marbre de Carrare. Dans la galerie, s’il n’y a pas trop de monde et que vous choisissez bien votre banc, vous pouvez avoir une vue admirable sur le séant. Je vous suggère alors de prendre un moment pour contempler la grâce…
Je pourrais encore vous parler de ses cheveux, ses avant-bras, son cou, même de ses orteils si vous vouliez, tout le physique de cet homme est parfait. Bon ok, question coiffure, je ne recommande pas d’aller Chez Mimich mais bon les gouts et les couleurs…
Concernant les gouts justement, il m’arrive de m’interroger sur ce qui a dicté les miens. En effet, je regarde plus volontiers des personnes qui ressemblent à David ou à la Jeune Fille à la Perle plutôt que ceux qui me ramènent aux peintures de Jérôme Bosh. Sans grande surprise, nous pouvons raisonnablement affirmer que cela est dû au fait que j’ai comme tout le monde été bercée par la dictature du corps parfait qui a éduqué mon œil en y gravant ce que je dois voir beau ou pas beau, et surtout sans prendre le temps d’y penser.
Heureusement pour moi, seule ma vue a été empoisonnée par le dictat de la perfection des corps… Bon d’accord j’avoue, mon estime de moi aussi. Mais c’est pas le sujet, ok ?!
Je disais, seul mon œil, faible et sot, est corrompu et friand de l’art des jolis corps mais tout va bien : le reste de mon être est friand du délices des jolies âmes. Ce qui est le principal. Je ne m’entoure que de belles personnes et ne suis attirée intellectuellement que par elles. Intellectuellement, socialement, sexuellement, tout ça quoi. Je suis sapiosexuelle et surtout sapiosociale, voilà ! Définition : le fait d'être principalement stimulé ou séduit par l'intelligence, la vivacité d'esprit et la profondeur d'une personne.
Je ne vois donc le corps que comme une œuvre d’art et non pas comme un gage d’un quelconque intérêt autre que visuel.
Alors, bande de médisants, dites-vous bien ceci lorsque vous me voyez lorgner un homme (ou une femme d’ailleurs) dans la rue : ce n’est pas le voyeurisme d’un esprit beauf ou dérangé, ni l’expression baveuse d’une libido famélique mais bien l’œil critique et aguerri d’une amatrice d’art passionnée qui sait reconnaitre et s’extasier devant la beauté quand elle la croise.
Na.
Coco



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