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- Le pendule -














C'est en traversant la rivière à ses risques et périls

Que l'on peut admirer la rive de laquelle on s'exile

Amarré au pendule face à moi qui tangue

Ces mots résonnent en moi de la tête à la langue

 

Quant à lui, au plus haut de sa courbe trajectoire

A la première page du livre de son histoire

Il s'élance dans sa course effrénée à la vie

A la vue lointaine des paysages qui le stupéfient

 

Le temps passe au même rythme que s'exhument ses peurs

Terrées depuis l'aube et qui jaillissent avec ardeur

Sur le parvis du temple de ses angoisses il est seul

Apeuré et convaincu que cette chute finira dans un linceul

 

Sa mécanique de secours retient savamment sa vie au bout d'un fil

Mais quand enfin s'arrête le sentiment de tomber depuis des miles

Et que s'estompe la frayeur du grand inconnu il doute

Comme suspendu dans le vide et perdu loin de sa route

 

Le voyageur sans carte ne voit pas comment il se perdrait plus

Et si cela était possible il ne verrait l'intérêt du processus

Cependant il sent dans son dos comme un vent de tempête

Et sans même le réaliser de la course il se retrouve en tête

 

Projeté à la vitesse qu'on croirait proche de celle du son

Larmoient ses yeux faces au vent ou pour d'autres raisons

Il sourit il mûrit et il rit de joie, d'extase

Et n'essaye de contrôler son ascension mais l'apprivoise

 

En moins de temps qu'il ne faut pour le croire

Le voilà aussi haut et frénétique qu'en sa plus lointaine mémoire

A la différence près qu'à présent il se laisse porter

Léger le voilà au point de son ascension le plus élevé

 

Au loin il aperçoit le lieu de naissance de son aventure

Admire la beauté du paysage et son architecture

Et choisissant de repartir par nostalgie et à toute allure

Le pendule se promet de par ses peurs devenir plus mûr.


Quentin Style


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