- Le pendule -
- Quentin

- 3 juil.
- 2 min de lecture

C'est en traversant la rivière à ses risques et périls
Que l'on peut admirer la rive de laquelle on s'exile
Amarré au pendule face à moi qui tangue
Ces mots résonnent en moi de la tête à la langue
Quant à lui, au plus haut de sa courbe trajectoire
A la première page du livre de son histoire
Il s'élance dans sa course effrénée à la vie
A la vue lointaine des paysages qui le stupéfient
Le temps passe au même rythme que s'exhument ses peurs
Terrées depuis l'aube et qui jaillissent avec ardeur
Sur le parvis du temple de ses angoisses il est seul
Apeuré et convaincu que cette chute finira dans un linceul
Sa mécanique de secours retient savamment sa vie au bout d'un fil
Mais quand enfin s'arrête le sentiment de tomber depuis des miles
Et que s'estompe la frayeur du grand inconnu il doute
Comme suspendu dans le vide et perdu loin de sa route
Le voyageur sans carte ne voit pas comment il se perdrait plus
Et si cela était possible il ne verrait l'intérêt du processus
Cependant il sent dans son dos comme un vent de tempête
Et sans même le réaliser de la course il se retrouve en tête
Projeté à la vitesse qu'on croirait proche de celle du son
Larmoient ses yeux faces au vent ou pour d'autres raisons
Il sourit il mûrit et il rit de joie, d'extase
Et n'essaye de contrôler son ascension mais l'apprivoise
En moins de temps qu'il ne faut pour le croire
Le voilà aussi haut et frénétique qu'en sa plus lointaine mémoire
A la différence près qu'à présent il se laisse porter
Léger le voilà au point de son ascension le plus élevé
Au loin il aperçoit le lieu de naissance de son aventure
Admire la beauté du paysage et son architecture
Et choisissant de repartir par nostalgie et à toute allure
Le pendule se promet de par ses peurs devenir plus mûr.
Quentin Style



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