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- le goût de ceux qu’on aime -

Facile ce thème ?

Pas tant que ça …

Et puis au détour d’un courant d’air de ventilateur judicieusement placé lors de cette canicule, mon cerveau s’est remis à fonctionner et une évidence est apparue !



Je suis une grande gourmande. Mais il y a une chose dont je raffole, ce sont les recettes qui se transmettent de génération en génération, les plats qui ne portent parfois plus uniquement un nom, mais se sont vu agrémentés de celui par qui la recette nous est parvenue : la soupe poireaux de Bonne Maman, la mousse au chocolat de Mamy…


Et cela rejoint pleinement le thème de ce mois de juin : des recettes parfois si anciennes qu’on n’en connaît plus vraiment l’origine, mais aussi un plat fraîchement préparé, avec souvent un goût de nostalgie.


La soupe aux poireaux de Bonne Maman ne ressemble à aucune autre, elle a un goût de gourmandise. Une soupe onctueuse, juste parfaitement assaisonnée, toujours le même goût, un retour en enfance garanti dès la première cuillère. 


Même avec toute la bonne volonté du monde, il n’y a qu’elle qui arrive à la faire aussi bonne et j’attends avec impatience le prochain automne pour en boire avec elle. 


La mousse au chocolat de Mamy, ce n’est pas juste de la gourmandise, c’est un assassinat d’estomac ! Elle est agrémentée de biscuits concassés et n’a plus tout à fait la consistance d’une mousse au chocolat. Même une portion réduite vous calera, mais la gourmandise vous y fera revenir très vite !

Celle-ci, j’en ai récupéré la recette. Ça fait bien longtemps que je n’en ai pas fait. Mais à écrire ces lignes, ça me démange !


Du neuf avec du vieux…


Des recettes qui ont plusieurs décennies, mais qui réalisées aujourd’hui donnent toujours autant de plaisir !


En y repensant, de nombreuses recettes de mon enfance trouveraient leur place dans ces souvenirs gustatifs. Certaines sentent le dimanche midi, d’autres les vacances ou les fêtes de famille. Elles portent en elles bien plus que des ingrédients : un geste répété mille fois, une voix qui appelle à table, une présence rassurante. Peut-être est-ce cela, finalement, « du neuf avec du vieux » : faire revivre aujourd’hui un peu de ceux grâce à qui je suis là. 


Et je me demande, quelle recette restera-t-il de moi ?


Pascale Danze

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